Wheel - Rumination (EP)

Catégories : Chroniques
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Wheel - Rumination ou la promesse d’un avenir radieux

Début septembre, Apocalyptica était en tournée aux Etats-Unis et était accompagné de deux excellents groupes de Progressif : Wheel et Leprous. Mais il semblerait que l’annonce de cette tournée n’était pas suffisante pour ce combo britto-finlandais puisqu’il a profité de cette agitation pour annoncer sa signature avec le label InsideOut Music (Dream Theater, Devin Townsend, Haken, Leprous, Pain of Salvation,...). Dans la foulée, devait sortir un EP trois titres nommé Rumination ! Et il faut dire que ce disque était pour moi une nouvelle surprenante, d’autant plus que leur album Resident Human était sorti en mars 2021. Mais il m’en fallu très peu pour être emballé par cette idée puisque ce dernier était une incroyable réussite et j’en garde d’excellents souvenirs.
Ainsi se sont étalés ces trois derniers mois, la sortie des trois morceaux inédits aux atmosphères singulières :
- Blood Drinker (1er septembre)
- Synchronise (20 octobre)
- Impervious (10 novembre)
De quoi rythmer le quotidien des personnes se rendant à leur tournée, mais aussi à celles ne pouvant s’y rendre.

Pourtant Blood Drinker ne m’a pas trop emballé, j’étais en effet presque déçu de découvrir ce riff d’intro typé Djent générique, mais heureusement que le groupe s’est illustré par la suite avec un vrai travail des mélodies, vocales et instrumentales, en essayant le plus possible de ne pas sonner générique. Ainsi, le refrain me convainc davantage avec ses sonorités un peu plus atypiques et cette rémission du Djent, qui ne devient plus que la base rythmique du morceau où viendra s’articuler une seconde guitare bien plus mélodique. On découvre alors un Wheel un peu plus agressif que ce qu’il était l’année passée, mais toujours avec ce rapport à la mélodie spécifique et son amour pour les interludes planants.
La fin du morceau est d’ailleurs bien sympathique, car la reprise du riff d’intro revêt une couleur bien plus intéressante.

Puis vint le mois d’octobre, l’automne était déjà installé et ma surprise fut totale devant ce bijou ensorcelant qu’était Synchronise. Je ne sais pas si leur précédente tournée avec Leprous leur a donné cette idée d’ajouter des cordes à leur musique, mais le violoncelle (et le violon ?) apporte une certaine chaleur et une mélancolie nouvelle à cette ballade. On s’éprend alors facilement de ce morceau aux airs paisibles, mais tristes. La voix de James Lascelles sait nous servir à la perfection ce titre qui signe le deuil d’une relation passée.

Impervious est quant à lui plus “classique”, il ressemble en effet plus aux titres habituels du groupe avec cet aspect atmosphérique et cette basse omniprésente ; qui pourrait presque sonner Toolesque en vérité, avec de véritables montées en puissance pour les refrains. Il était donc facile pour moi de succomber aux ambiances de ce morceau puisque c’était justement ce point qui m’avait attiré à l’époque de Moving Backwards ; même s’il faut l’avouer que je n’arrive pas à accrocher à Tool. Si les deux premiers morceaux étaient plutôt novateurs dans la discographie du groupe, Rumination se conclut donc par un aspect nostalgique avec un titre qui aurait très bien pu être un B-side de Resident Human.



Si j’avais pu reprocher le manque d'éclectisme de Resident Human lors de sa découverte en 2021, il faut dire que cet EP Rumination prend ma remarque à contre pied puisque chaque morceau se voudra différent du précédent. On garde cependant cette volonté d’avoir des chansons aux mélodies variées et avec un choix de remplissage de l’espace sonore parfaitement dosé : il n’est pas rare que certains musiciens ne jouent pas pendant plusieurs mesures pour le bien du morceau ! Ce qui me prouve que Wheel a parfaitement adopté les bons côtés de Resident Human, ce qui ne peut qu’augurer du bon pour la suite.

Par Gauvain - 24/11/2022

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