Inglorious - Ride To Nowhere

Inglorious - Ride To Nowhere

Chroniques 17 Janvier 2019
Inglorious - Ride To Nowhere ou l’apogée du Rock moderne

Bonjour et bienvenue, amateur de Rock n’Roll ! Aujourd'hui on va s'intéresser au troisième album du groupe anglais Inglorious. Après I et II découvrez Ride To Nowhere qui sortira le 25 janvier chez Frontiers Records.


Le changement radical de nom d'album et de pochette nous fait bien comprendre que cet opus sera quelque peu différent des précédents. En effet, on passe d’un chiffre romain avec une photo de femme (une voyante et une femme dans une ruelle pour les précédents) à un titre complet et une montagne russe aux traits minimalistes. Bienvenue dans le nouveau Inglorious ! Ainsi, en plus d’un changement d’esthétique, le groupe a aussi changé de line up, nouveaux guitaristes et bassiste, mais cela n'a pas affecté la composition de ce dernier; car l'album a été composé avec l'ancien.

Lançons-nous donc à l'assaut d'un album que j'attendais d’écouter et de recevoir avec impatience (chacune des chansons de l'album étant accompagnée d'un dessin unique). Tout d'abord cet opus est plus travaillé que le précédent ou du moins il semble plus abouti et complexe. Les chansons s'enchaînent parfaitement, les refrains sont efficaces, tout comme les mélodies. Le groupe n'hésite pas à ajouter du piano sur Where Are You Now et I Don't Know You, cette dernière chanson aura même un choeur féminin pour les refrains, un peu à la sauce Meat Loaf. Bref on est devant du grand Inglorious !

Le groupe ayant imaginé son album pour les concerts, les compositions sont de suite plus fluides voire fédératrices ! Le disque se finit d'ailleurs par Glory Days, un titre 100% acoustique qui conclut de la meilleure façon cet opus. Cela faisait d'ailleurs longtemps que j'attendais de réentendre Inglorious jouer un titre en acoustique.

Mention toute particulière au titre I Don't Know You qui est, pour moi, la perle de cet album avec un Nathan James empruntant certaines lignes de chant à Queen appuyé par un chœur féminin. Le tout nous donne un des titres les plus épiques du combo et un des plus géniaux ! On pourra être aussi étonné de découvrir l'intro de While She Sleeps, qui sonne beaucoup comme du New Wave of British Heavy Metal (je ne sais pas pourquoi Brocas Helm me vient en tête…) ou celle de Liar qui est très "grungy" (pour reprendre les termes du chanteur). On pourra même sentir les petites touches de Rock FM dans Time To Go avec un refrain appuyé par des chœurs et des applaudissements. On n’est cependant pas très loin du Blues Rock des précédents disques, mais avec une touche plus mature, plus expérimentée !

Ce qui est très bizarre c’est que l’on a du coup l’impression d’entendre Inglorious jouer une musique qui ne serait pas d’eux. Un étrange sentiment mais qui démontre bel et bien que le groupe a progressé en terme de qualité d’écriture: Nathan James ose plus de fantaisies avec sa voix, les jeux d’Andrew Lowe et d’Andreas Z Eriksson semblent plus recherchés et Colin Parkinson nous livre des lignes de basse mémorables ! Certes leur album n’est pas franchement original au vu de ce qui a pu se faire dans l’Histoire du Rock mais ici nous sommes devant un Inglorious à son sommet !


Bref, Ride to Nowhere est un grand cru écrit par un combo au taquet ! Contrairement au précédent son écoute fut plus rapide et aisée; comme si l'album était plus naturel malgré sa plus grande complexité d’écriture...

L'année commence donc en trombe pour le Rock N'Roll avec un album d'une extrême qualité. On sent que le groupe a mûri depuis I et II pour nous pondre une apothéose de fin de chapitre ! A voir si le changement de line up saura continuer sur cette belle lancée avec leur quatrième et futur disque. Mais en attendant, leur tournée promet bien de belles choses ! Rendez vous donc au Forum à Vauréal le 15 février pour leur unique date française !

A propos de Gauvain

Jadis chroniqueur acharné, Gauvain préfère dorénavant occuper son temps libre à l'animation de lives hebdomadaires sur notre chaîne Twitch à la découverte de groupes intéressants. La légende raconte qu'on y passerait jamais de Metal... Il n'est cependant pas rare de le voir publier quelques articles à l'année quand l'envie lui prend.