A l'origine, cette soirée devait s'accompagner des excellents Suisses Leech, malheureusement pour nous, le groupe a dû annuler l'intégralité de ses dates pour des raisons personnelles.
C'est donc dans ce contexte un peu particulier que le groupe nous a proposé une soirée fragmentée en deux sets, comme il avait dû le faire lorsque Leech avait eu un accident lors de leur précédente tournée commune.
Sans plus tarder, nous vous proposons de redécouvrir cette date singulière qui était la première de la tournée.
Vous pouvez trouver ici la playlist associée Deezer, sinon voici le lien Spotify :
Pour une fois, Paris a le droit à une configuration assise pour un concert de Long Distance Calling. Car aujourd'hui, un écran en fond de scène accompagne le quatuor.
En effet, cette fois-ci différentes animations, voire les clips, défilaient au rythme de leurs différentes chansons. Un petit ajout sympathique, mais qui reste tout de même détonnant quand on a l'habitude de les voir en configuration debout sans écran. À contrario de la plupart des groupes pouvant proposer du rock progressif ou du post-rock, LDC est l'un des projets les plus investis qu'il m'a été donné de voir en concert. Toujours à se faire des farces entre eux, rigoler et exprimer pleinement leurs joies, quels que soient les morceaux interprétés. Il est donc très difficile de s'ennuyer durant un de leurs concerts. Leur musique a beau être contemplative par moment, tu sens clairement qu'ils s'amusent tout du long.
Une joie qui transpire donc tout naturellement vers le public qui semblait aux anges. Le groupe a même eu le droit à sa standing ovation à la fin de "Out There" qui n'était même pas le dernier morceau de la soirée !
Heureusement pour nous, on a eu le droit à un rappel, non prévu sur la setlist, avec l'excellent morceau "Metulsky Curse Revisited". Durant lequel les gradins se sont dégarnis pour venir au plus proche de la scène comme pour accompagner le groupe jusqu'à cette apothéose ! Ce qui nous a permis de voir les guitaristes venir dans le public jouer quelques instants.
Bref, un concert mémorable comme à chaque fois, mais un brin singulier à cause de la configuration assise qui pouvait parfois être frustrante sur leur musique plus dynamique. Au moins, les deux heures de musique ont filé à vive allure.
D'ailleurs, à mon humble avis, l'écran n'était peut-être pas nécessaire, mais cela permet certainement de nous mettre un peu plus dans l'ambiance de leur musique si inspirante. Bien qu'il puisse nous déconcentrer, car on a des fois plus envie de regarder les images que le groupe en lui-même. Je me demande même s'il n'y avait quelques bouts de vidéos en IA pendant le morceau "Sundown Highway".