Live Report : Spring Equinox Tour : Wheel et Stoned Jesus - la Maroquinerie à Paris le 06/04/2026

Live Report : Spring Equinox Tour : Wheel et Stoned Jesus - la Maroquinerie à Paris le 06/04/2026

Live Reports 10 Avril 2026

Le lundi 4 avril 2026, la Maroquinerie accueillait l'étape parisienne du Spring Equinox Tour, la tournée collaborative entre Wheel et Stoned Jesus. Deux univers distincts, mais pas moins fédérateurs...

Et pour l'occasion, ils étaient accompagnés par le groupe Ice Sealed Eyes !

Ice Sealed Eyes (Newcore - Belgique)

Il était quelque peu surprenant de voir ce genre de musique en première partie d'un tel line-up, car Ice Sealed Eyes nous propose un Metalcore moderne assez agressif. Ce qui peut d'ailleurs expliquer le pit un peu timide lors de leur concert puisque, contrairement à 2025, ils ne jouent pas avec REVNOIR. Bref, un concert assez impressionnant avec des lumières synchronisées sur chaque chanson et même deux invités surprises : James Barbosa sur "Deadweight" et le chanteur de Free Howling sur "Bloom".

Une prestation sortant donc clairement du lot pour une première partie avec en plus un merchandising assez original. Un groupe à retrouver à Paris pour un concert en tête d'affiche à la Boule Noire le 15 novembre 2026.

Wheel (Metal Prog - Finlande)

Ma malédiction débutée en 2019 semble être enfin levée et j'ai enfin pu revoir Wheel sans aucun pépin ! Que ça fait du bien de revoir le groupe jouer son dernier album Charismatic Leaders ainsi que quelques incontournables.

Le groupe n'était pas spécialement bavard, mais cela n'entache rien au fait que leur musique est un terrible rouleau compresseur ! Du Metal Progressif bien riffé ou bien planant comme il faut, ponctué par des regards bien assassins de leur chanteur James.

Bref, un pur bonheur d'un peu plus d'une heure pour notre plus grand plaisir !

Stoned Jesus (Rock Stoner - Ukraine)

On sentait tout de même que le public attendait davantage les Ukrainiens de Stoned Jesus. Il faut dire aussi que leur dernier disque, Songs to Sun, n'est sorti que l'année dernière.

C'est donc devant un public bien remonté comme il faut que le trio, accompagné de son nouveau batteur, a pu enflammer la Maroquinerie avec de nouveaux morceaux, mais aussi avec quelques morceaux pas joués en live depuis de longues années.

Bien qu'engagé politiquement contre le conflit en Ukraine, un drapeau était sur scène tout le long, la lumière était souvent bleu/jaune, une cagnotte était à disposition au merch ; le groupe a surtout prôné l'amour et le vivre-ensemble tout du long du concert (aussi l'aspect rigolo de la langue française, mais c'est une autre histoire).

Parmi les morceaux indétrônables, on a bien sûr eu le droit à l'hymne Stoner par excellence, j'ai nommé : I'm The Moutain ! Ce fut d'ailleurs l'étincelle qui fit basculer le public dans une toute autre ambiance avec une session karaoké sur le refrain, le slam du chanteur (sans sa guitare pour commencer) et des pits bien énervés. Le combo a failli être fatal pour une collègue photographe située au premier rang, le bassiste ayant pris la peine d'arrêter le concert quelques instants pour s'enquérir de son état. Bien qu'ayant demandé plus que des circle pits pour éviter tout nouvel accident, le public français a très vite repris ses mosh pits sur les morceaux suivants. Car, ce titre n'était que l'apéritif vers des morceaux plus vieux et plus énervés. Heureusement, il n'y a pas eu d'autres accidents à signaler pour la fin du concert.

En tout cas, l'énergie de ce concert fut phénoménale entre les slams du chanteur, les chants du public et le lancer d'habits de la part des membres à la fin du concert (des bouts de pantalon et le t-shirt du chanteur et les chaussures du bassiste), on ne pourra donc que se souvenir de cette soirée !

A propos de Gauvain

Jadis chroniqueur acharné, Gauvain préfère dorénavant occuper son temps libre à l'animation de lives hebdomadaires sur notre chaîne Twitch à la découverte de groupes intéressants. La légende raconte qu'on y passerait jamais de Metal... Il n'est cependant pas rare de le voir publier quelques articles à l'année quand l'envie lui prend.