Live Report : Faetooth - L'Empreinte de Savigny-le-Temple le 17/02/2026

Live Report : Faetooth - L'Empreinte de Savigny-le-Temple le 17/02/2026

Live Reports 20 Février 2026

Ce 17 février, L'Empreinte accueillait la deuxième date française de la tournée européenne du trio américain Faetooth pour défendre son deuxième album Labyrinthine.

Une belle soirée placée sous le signe du Shoegaze, du Post-Rock, du Blackgaze et du Doom...

Sarita Idalia (Shoegaze/Dream Pop, France)

Invitée par Faetooth, c'est donc Sarita Idalia qui ouvrait le bal avec une prestation en solo. Si jamais, elle sera accompagnée d'un batteur à son prochain concert au Chinois le 13 mai prochain.

Elle a donc pu nous présenter quelques chansons de ses précédents disques ainsi qu'une reprise de Sparklehouse, Heart of Darkness.

Cette chanteuse et musicienne américaine a pu nous envoûter dans son univers empreint de Shoegaze et de Dream Pop avec sa voix très aérienne. Une simplicité troublante qui n'a pas laissé le public indifférent.

Elle proposait d'ailleurs au merch, la dernière cassette de son album Life Eternal ainsi que quelques uns de ses dessins. Malheureusement, elle est partie avant la fin de la soirée, je n'ai donc pas pu en profiter...

Coltaine (Post-Rock/Blackgaze, Allemagne)

Petite découverte pour ma part, cette formation allemande de la Forêt-Noire m'était jusqu'ici totalement inconnue.

Et là encore, nous sommes partis dans un voyage exceptionnel. On était aisément emporté par les mélodies Post-Rock puis balancé aux quatre vents lorsque les moments Blackgaze apparaissaient.

Une belle musique bien contrastée comme il faut qui nous permettait de ne jamais nous ennuyer. Définitvement un groupe très intéressant à découvrir, surtout en concert où l'énergie qui règne sur scène avec sa chanteuse est très à propos.

Si jamais cela vous intéresse, le groupe retournera en France cet été au moins pour le Rock in Bourlon pour lequel il a déjà été annoncé.

Faetooth (Fairy-Doom, Etats-Unis)

Définitivement le plat de résistance ! Une petite entrée sur du Mozart, et nous voilà embarqués dans un concert tumultueux dont nous en sortirons qu'au rappel avant de ressortir sur un petit nuage après l'ultime morceau.

Après avoir découvert la bande au Roadburn Festival sur une des plus grandes scènes, j'étais impatient de voir ce qu'allait donner leur musique dans un club. J'avoue que cela était encore au-dessus de mes attentes, tellement que la proximité avec les artistes ainsi que le jeu de scène du groupe rendent l'expérience plus follle.

Les trois acolytes, Ari Bone, Jenna Garcia et Rah Kanan sont assez amusantes. Leur alchimie sur scène transpire véritablement : on les voit souvent se chercher, s'envoyer des regards, aller voir une autre camarade pendant un moment instrumental. Aucune ne joue dans son coin, elles jouent totalement ensemble ce qui apporte un aspect encore plus fascinant sur scène.

La soirée avait beau être enregistrée, à part un petit mot de la bassiste Jenna "Coucou maman, coucou papa", le groupe n'était pas trop bavard, mais n'en était pas moins généreux. Un véritable partage avec le public qui nous donne des frissons.

La setlist était d'ailleurs assez équilibrée entre les deux albums, même si les cinq premières chansons étaient les cinq premières de leur dernier album. Il fallait donc attendre un peu avant de (re)découvrir un peu plus leur premier album, Remnants of the Vessel. Par contre, si vous aviez adoré Labyrinthine, vous étiez aux anges dès le début.

Bref, un moment suspendu qui nous ensorcele et qui nous fait dire : vivement la prochaine fois !

A propos de Gauvain

Jadis chroniqueur acharné, Gauvain préfère dorénavant occuper son temps libre à l'animation de lives hebdomadaires sur notre chaîne Twitch à la découverte de groupes intéressants. La légende raconte qu'on y passerait jamais de Metal... Il n'est cependant pas rare de le voir publier quelques articles à l'année quand l'envie lui prend.