DIRGE
Lost Empyrean
Un album brut et puissant, bienvenue dans le monde écrasant des français DIRGE !
Bonjour à toi fan de Post-Metal ! Aujourd’hui nous allons nous pencher sur le mystérieux Lost Empyrean de DIRGE ; un groupe français fondé en 1994. Ce dernier sortira le 14 décembre 2018 chez Debemur Morti Productions, considérez le donc comme votre cadeau de fin d’année.
Après « quatre longues années dans une solitude apparemment tranquille » DIRGE est de retour avec son septième album. Un disque qui a mis deux ans et demi pour sortir de terre entre l’écriture et le mixage.
De plus la description de l’album par le label est quelque peu intrigante : « "Lost Empyrean" […] sert de bande-son à la double relation entre la quintessence primordiale en collision avec le corps terrestre et la nature illusoire de la providence sur les piètres et maigres apparences de l'existence » (instant philosophie).
Mais cela ne veut pas dire que nous serons confrontés à de l’Avant-Garde ou du Free-Jazz, ici on sombre, littéralement, dans un univers lourd et écrasant. Le voyage n’est en effet pas de tout repos et notre parcours sera semé d’embûches. Des mélodies atmosphériques chargées de mélancolie seront entremêlées à des riffs de plus en plus massifs qui en profiteront pour nous écraser sans retenue avec une puissance immense. Le chant souvent lointain, et caverneux, sonnera comme le cri d’un homme désespéré à la dérive. Donc je vous préviens : mieux vaut être bien accroché quand on se lance dans ce périple.
Le quatuor nous baladera donc au gré des ténèbres avec un son empruntant au Doom, au Drone, au Prog, au Groove, à l’Atmospheric… On pourra même relever quelques touches orientales dans The Burden of Almost, un son étrange pouvant nous faire penser à un violon sur les deux derniers titres : A Sea of Light et Sarracenia, ou encore du Earthside (un groupe de Djent/Cinematic Rock) dans le côté très aérien de l’intro du titre éponyme.
Ce brassage d’influences m’a de suite envouté, j’étais alors comme attiré par cette musique énigmatique. Une attirance pour les ténèbres quelque peu malsaine me faisait revenir inlassablement vers ce disque. Ce qui est d’ailleurs une bonne chose car plusieurs écoutes vous seront nécessaires pour percevoir toutes les subtilités disséminés ici et là. Car aux premiers abords il vous paraîtra très certainement chargé et brouillon tellement le son est massif.
Mais c’est là que l’on remarque toute la qualité du groupe (et du mixeur Raphaël Bovey): faire un album lourd et puissant tout en conservant toutes les petites nuances évoluant autour des riffs prédominants. Ce qui aboutit donc à un rendu très brut mais en même temps très affiné.
DIRGE nous livre donc pour son 7e album 7 titres. Cependant la blague n’aura pas de chute vu que le groupe jouera des morceaux généralement plus longs que les 7 minutes. Mais vu la qualité desdits morceaux mon esprit s’en sort néanmoins très satisfaits ! Bref, le quatuor français revient donc en force avec un album efficace et intense qui saura vous tourmenter pendant longtemps.
Gauvain
Jadis chroniqueur acharné, Gauvain préfère dorénavant occuper son temps libre à l'animation de lives hebdomadaires sur notre chaîne Twitch à la découverte de groupes intéressants. La légende raconte qu'on y passerait jamais de Metal... Il n'est cependant pas rare de le voir publier quelques articles à l'année quand l'envie lui prend.
Du même auteur
Live Report : Temples à Reims le 14/10/2026
Le 14 octobre, le groupe Temples était de passage à la Cartonnerie de Reims pour défendre son nouvel album Bliss en compagnie du projet Metro Verlaine.
Live Report : Kanaan à Paris le 19/10/2026
Après une journée riche en émotions ce 19 octobre 2026, direction le Klub pour Gauvain pour y découvrir Kanaan.
Live Report : Hippotraktor et Hypno5e à Paris le 17/10/2026
Le 17 octobre 2026, le Trabendo accueillait les projets Hippotraktor et Hypno5e. Ils étaient venus pour défendre chacun leurs nouveaux albums.
Dans la même rubrique
Frontierer - Ultraviolet Parasite : Le chaos construit
Chronique d’Ultraviolet Parasite, nouvel album de Frontierer : mathcore, IDM et rythmiques folles pour un disque exigeant qui va au bout de ses idées.
Mémoires de Metal | Bloody Kisses par Type O Negative
Peter Steele, deux mètres, voix de baryton, jardinier municipal le jour. La nuit, il réinventait le gothic doom américain.
"Love, energy and heavy music" : Metallica peut-il vraiment se dire apolitique ?
Hetfield affirme que Metallica n’a pour agenda que « love, energy and heavy music ». Mais peut-on se dire apolitique avec One et Disposable Heroes ?