Xiphea
From The Uncharted Island
« Masquerade » avait déjà marqué les esprits par sa qualité musicale et pourtant auto-produite , le tout habilement arrangé pour nous offrir un metal symphonique voire orchestral. Les compositions sont riches , sans perte de vitesse , très prometteur en tout cas pour les amateurs du genre.
Et voici qu’en Décembre dernier le groupe sort son premier album intitulé « From The Uncharted Island » toujours en auto-production.
Tout d’abord l’artwork est simplement beau et on s’imagine retrouver à nouveau un album orchestral nous amenant vers des symphonies entrainantes et envoutantes, sublimées par la voix de Sabine. Et bien c’est tout à fait le cas pour ce premier album qui démarre avec un « Kissed By The Moon » à toute vitesse, mené par un synthé omniprésent , une intro digne d’une production d’Epica puis la voix douce de Sabine en accompagnement.
La suite de l’album n’en est pas moins intéressante , la présence de chœurs sur « The Curse » nous rappelle un certain groupe appelé Epica, le tout confirmé par la présence d’un chant masculin puissant ponctuant le morceau.
Les titres se succèdent avec une si grande qualité qu’il est difficile de croire que le groupe est auto-produit. Une légère pause est instauré avec le titre "Crossroads of Dreams" marquant un carrefour mélodique dans l’album. C’est tout simplement musicalement beau et la voix de Sabine bercant les riffs est totalement adaptée à la musique de Xiphéa.
Après un « Beauty And The Beast » accrocheur nous avons au titre qui sera la ballade de l’album « Butterflies ». Là encore la voix de Sabine est magnifique , rassurante et envoutante. Le piano accompagnant parfaitement la mélodie, on se laisse prendre au jeu et entrainer dans un élan de douceur.
Puis le titre « Star-crossed Lover » nous remet sur les rails du groupe signant encore un titre à la sauce Epica mais en plus doux, ce qui n’est pas pour me déplaire.
Le reste des titres seront dans la lignée du début de l’album ponctués par ci par là de la voix du chanteur backing , l’album se terminant par un magistral « Sweet The Tale ».
Xiphéa signe ici un album honnête , inspiré et totalement dans l’attente des fans de Metal Symphonique de plus en plus exigeants. Certes le genre ne se renouvelle pas, mais Xiphéa est arrivé en un album à se placer parmi les meilleures formations du genre autant musicalement qu’humainement , du moins c’est que je ressens dans cet opus qui annonce une longue carrière au groupe.
Du même auteur
Live Report : Temples à Reims le 14/10/2026
Le 14 octobre, le groupe Temples était de passage à la Cartonnerie de Reims pour défendre son nouvel album Bliss en compagnie du projet Metro Verlaine.
Live Report : Kanaan à Paris le 19/10/2026
Après une journée riche en émotions ce 19 octobre 2026, direction le Klub pour Gauvain pour y découvrir Kanaan.
Live Report : Hippotraktor et Hypno5e à Paris le 17/10/2026
Le 17 octobre 2026, le Trabendo accueillait les projets Hippotraktor et Hypno5e. Ils étaient venus pour défendre chacun leurs nouveaux albums.
Dans la même rubrique
Frontierer - Ultraviolet Parasite : Le chaos construit
Chronique d’Ultraviolet Parasite, nouvel album de Frontierer : mathcore, IDM et rythmiques folles pour un disque exigeant qui va au bout de ses idées.
Mémoires de Metal | Bloody Kisses par Type O Negative
Peter Steele, deux mètres, voix de baryton, jardinier municipal le jour. La nuit, il réinventait le gothic doom américain.
"Love, energy and heavy music" : Metallica peut-il vraiment se dire apolitique ?
Hetfield affirme que Metallica n’a pour agenda que « love, energy and heavy music ». Mais peut-on se dire apolitique avec One et Disposable Heroes ?